Médicaments
Redoublez de vigilance
Vous prenez des antidépresseurs, des somnifères, des antihistaminiques…
Les classes pharmacologiques bien connues pour comporter des médicaments dangereux pour la conduite d’un véhicule sont notamment : les calmants et tranquillisants (anxiolytiques), les somnifères (hypnotiques et sédatifs), les antidépresseurs, les antihistaminiques (traitements contre les allergies), les antiépileptiques, les antitussifs contenant de la codéine et certaines solutions à usage ophtalmique.
Vous suivez un traitement médical sur le long terme
Plus votre traitement est long, plus vous risquez de prendre, à un moment donné, le volant sous l’influence de médicaments. C’est encore plus dangereux si vous buvez de l’alcool, même un seul verre !
Vous avez plus de 35 ans
3 personnes sur 4 ayant conduit sous l’influence de psychotropes au cours des 12 derniers mois étaient âgées de plus de 35 ans.
Vous êtes une femme
Statistiquement, les femmes sont plus susceptibles de conduire sous l’influence de médicaments.
Risques et dangers
Les médicaments psychotropes affectent votre aptitude à la conduite et donc, la sécurité routière.
Sous l’influence de médicaments, vous pouvez éprouver :
- De la somnolence
- Une diminution de vos réflexes
- Une perte de vigilance
- Une diminution de vos réflexes
- De la difficulté à juger d’une situation (perte du sens du danger)
- Des sautes d’humeur (agressivité, euphorie…)
- Des troubles de la vue ou de la coordination
- Des vertiges, pertes d’équilibre
- …
Ces groupes de médicaments contiennent des substances qui peuvent altérer votre conduite :
Attention, même les médicaments disponibles sans ordonnance peuvent avoir des effets sur votre conduite : demandez toujours conseil à votre médecin ou votre pharmacien !
Le risque d’accident grave auquel vous vous exposez si vous conduisez sous l’influence de médicaments varie fortement en fonction de la substance absorbée et d’autres facteurs, comme :
- La quantité absorbée
- La concentration de la substance active
- La vitesse à laquelle votre corps métabolise la substance (par exemple si vous êtes à jeun ou non)
- Vos caractéristiques physiques
- Le moment de la prise
- Etc.
On considère que le risque d’accident grave est multiplié par 5 si vous conduisez sous l’influence de médicaments psychotropes.
Celui-ci est encore décuplé (minimum x10) si vous combinez médicament et alcool, et ce, dès le premier verre.
Risque relatif d’accident grave lorsque le conducteur est sous influence de médicaments psychotropes (par rapport à un conducteur standard). (Source DRUID)
Médicaments psychotropes | Risque relatif d’accident grave | Niveau de risque |
Benzodiazépines et hypnotiques (Z-drugs) Opiacés médicaux (morphine) | 2–10x | Risque moyennement accru |
Consommation de plusieurs drogues ou médicaments | 5–30x | Risque très élevé |
Alcool en combinaison avec des médicaments | 20–200x | Risque extrêmement élevé |
Que dit la loi ?
Comme stipulé à l’article 35 du Code la route, conduire dans un état analogue à l’ivresse impactant les capacités de conduite est interdit. Cet état peut être induit par des médicaments ou de la drogue.
Par ailleurs, les médicaments psychotropes sont des substances réglementées dont l’achat n’est légalement possible qu’en pharmacie. Ils ne peuvent pas être vendus via des pharmacies en ligne.
Ces produits sont en outre soumis à une prescription médicale de manière à réduire le risque d’utilisation abusive ou détournée. Toutefois, les consommateurs de médicaments peuvent détourner leur usage en modifiant le dosage prescrit, en les prenant sans l’avis d’un médecin (automédication) ou en les détournant à des fins récréatives (le médicament est alors considéré comme une drogue).
Amendes et autres sanctions
Conduire en état d’ivresse ou dans un état analogue résultant notamment de l’emploi de médicaments ou de drogue est passible :
- D’une amende pénale, allant de 1 600 € à 16 000 €.
- D’un retrait immédiat du permis de conduire pour ivresse.
Bon à savoir
- Consultez la notice d’utilisation et particulièrement les contre-indications en cas de conduite d’un véhicule.
- Rappelez à votre médecin ou à votre pharmacien que vous prenez la route. Il vous dira quel impact vos médicaments peuvent avoir sur votre conduite.
- Ne modifiez pas ou n’arrêtez pas vous-même votre traitement. Respectez bien les doses conseillées et les heures de prise de votre médicament.
- Évitez de consommer de l’alcool et d’autres psychotropes (cannabis, etc.).
- Prudence si vous prenez différents médicaments en même temps ! Cela peut modifier leur efficacité et engendrer des effets secondaires incompatibles avec la conduite automobile.
- Arrêtez de conduire si vous ressentez des effets secondaires comme de la somnolence, des vertiges, des troubles de la vue…